C’est dans le courant du VIIIe s. que les Grecs adoptèrent une écriture alphabétique empruntée au phénicien. Ils y ajoutèrent des voyelles (le phénicien n'en a pas) et quelques consonnes. Cette adaptation fut différente d’une cité à une autre, en fonction de sa localisation dans la partie orientale ou occidentale du bassin Méditerranéen. C’est pour cette raison que l’écriture hellénique connut, jusqu’à l’époque classique, de nombreuses variétés (on compte 5 alphabets principaux). Au cours des siècles, les différences devinrent moins importantes et à partir de 403/2, sous l’achontat d’Euclide, Athènes adopta l’alphabet ionien qui s’étendit ensuite à d'autres cités. A l’époque hellénistique, son utilisation se propagea dans une grande partie du monde grec et, aujourd’hui encore, c’est cette écriture que nous apprenons dans les manuels scolaires (cf. note: L'alphabet grec).
D’une manière générale, l’usage de l’épigraphie est peu attesté au cours de l’époque archaïque. Les Anciens avaient surtout recours aux inscriptions pour graver leur nom et celui des divinités sur des objets votifs en guise de dédicace. Par la suite, l’usage se répandit aux stèles funéraires, aux textes législatifs, aux listes éponymiques, aux lois sacrées, aux textes oraculaires et médicaux, aux inventaires, etc.
L’écriture ayant été très vite mise au service de la Cité, les inscriptions grecques sont principalement définies par leur caractère politique (décrets, traités de paix, textes relatifs à la vie religieuse de la cité, etc., cf. M. Detienne (éd.), Les savoirs de l’écriture en Grèce ancienne, Lille, 1988).
Ce sont les époques hellénistique et romaine qui ont livré le plus grand nombre d’inscriptions.







