A partir de l’époque classique, les inscriptions officielles des cités grecques sont souvent accompagnées du nom d’un ou de plusieurs magistrat(s) éponyme(s), c'est-à-dire donnant son nom (à l’année). Par chance, la succesion des archontes athéniens nous est relativement bien connue (cf. E. J. Bickerman, Chronology of the Ancient World, London, 1968, p. 168-169). La mention du nom d’un magistrat éponyme permet donc à l’épigraphiste de dater l’inscription avec précision.
Ex.: Décret en l’honneur d’Oïniades de Palaïskiathos
Stèle en marbre proveant d’Athènes, IG I3 1, 110,
lignes 1-5 (trad. B. Rémy, Fr. Kayser, Initiation, 1999, p.
23, nº 11)
“Dieux. Il a plu au Conseil et au peuple; la tribu Antiochis exerçait
la prytanie, Eucléidès était secrétaire, Hiéroclès
était président, Euctémon était archonte, Dieitréphès
a fait sa proposition (...)”
Grâce au nom de l’archonte éponyme, Euctémon, nous pouvons dater cette inscription de l’année 408/407 av. J.-C.
A partir de l’époque hellénistique, les textes officiels peuvent aussi faire mention des ères, qu’elles soient dynastiques, municipales ou régionales (ex. ère philippique, ère séleucide, ères de Bithynie, ère de Macédoine, ère syllanienne, ère pompéienne, etc.).
Ex. Acte d’affranchissement de Bacchias
Stèle en marbre fragmentaire provenant de Suse, SEG 7, n. 25, lignes 1-5 (trad. B. Rémy, Fr. Kayser, Initiation, 1999, p. 74, nº 40)
“L’an 116, suivant l’ère royale, l’an 181, suivant l’ère ancienne, au mois de Xandicos (...)”
Cette inscription mentionne deux ères qui se sont succédé
dans la région de Suse. La première date appartient à l’ère
séleucide alors que la deuxième se réfère à
l’ère parthe.







